dimanche 15 juillet 2012

les chatiments Ultima verba

La conscience humaine est morte ; dans l’orgie,
Sur elle il s’accroupit ; ce cadavre lui plaît ;
Par moments, gai, vainqueur, la prunelle rougie,
Il se retourne et donne à la morte un soufflet.
La prostitution du juge est la ressource.
Les prêtres font frémir l’honnête homme éperdu ;
Dans le champ du potier ils déterrent la bourse ;
Sibour revend le Dieu que Judas a vendu.
Ils disent : - César règne, et le Dieu des armées
L’a fait son élu. Peuple, obéis, tu le dois ! -
Pendant qu’ils vont chantant, tenant leurs mains fermées,
On voit le sequin d’or qui passe entre leurs doigts.
Oh ! tant qu’on le verra trôner, ce gueux, ce prince,
Par le pape béni, monarque malandrin,
Dans une main le sceptre et dans l’autre la pince,
Charlemagne taillé par Satan dans Mandrin ;
Tant qu’il se vautrera, broyant dans ses mâchoires
Le serment, la vertu, l’honneur religieux,
Ivre, affreux, vomissant sa honte sur nos gloires ;
Tant qu’on verra cela sous le soleil des cieux ;
Quand même grandirait l’abjection publique
À ce point d’adorer l’exécrable trompeur ;
Quand même l’Angleterre et même l’Amérique
Diraient à l’exilé : - Va-t’en ! nous avons peur !
Quand même nous serions comme la feuille morte ;
Quand, pour plaire à César, on nous renierait tous ;
Quand le proscrit devrait s’enfuir de porte en porte,
Aux hommes déchiré comme un haillon aux clous ;
Quand le désert, où Dieu contre l’homme proteste,
Bannirait les bannis, chasserait les chassés ;
Quand même, infâme aussi, lâche comme le reste,
Le tombeau jetterait dehors les trépassés ;
Je ne fléchirai pas ! Sans plainte dans la bouche,
Calme, le deuil au cœur, dédaignant le troupeau,
Je vous embrasserai dans mon exil farouche,
Patrie, ô mon autel ! Liberté, mon drapeau !
Mes nobles compagnons, je garde votre culte ;
Bannis, la République est là qui nous unit.
J’attacherai la gloire à tout ce qu’on insulte ;
Je jetterai l’opprobre à tout ce qu’on bénit !
Je serai, sous le sac de cendre qui me couvre,
La voix qui dit : malheur ! la bouche qui dit : non !
Tandis que tes valets te montreront ton Louvre,
Moi, je te montrerai, César, ton cabanon.
Devant les trahisons et les têtes courbées,
Je croiserai les bras, indigné, mais serein.
Sombre fidélité pour les choses tombées,
Sois ma force et ma joie et mon pilier d’airain !
Oui, tant qu’il sera là, qu’on cède ou qu’on persiste,
Ô France ! France aimée et qu’on pleure toujours,
Je ne reverrai pas ta terre douce et triste,
Tombeau de mes aïeux et nid de mes amours !
Je ne reverrai pas ta rive qui nous tente,
France ! hors le devoir, hélas ! j’oublierai tout.
Parmi les éprouvés je planterai ma tente :
Je resterai proscrit, voulant rester debout.
J’accepte l’âpre exil, n’eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu’un a plié qu’on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s’en vont qui devraient demeurer.
Si l’on n’est plus que mille, eh bien, j’en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S’il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là !


Victor Hugo 

dimanche 1 juillet 2012

Me Fatimata Mbaye triomphalement accueillie à Nouakchott


Prix «Héro pour la lutte contre la traite des personnes»:


Les évènements se succèdent mais ne se ressemblent pas. Celui qui a consacré le retour de Me Fatimata Mbaye des Etats-Unis où elle était partie pour recevoir son prix «Héros pour la lutte contre la traite des personnes» pour la défense des mineurs, en est un autre. Parents, AMDH, Ong de défense des droits de l’homme, amis et la presse l’ont réservée un accueil chaleureux et triomphal ce 28 juin à l’aéroport de Nouakchott. Retour sur un évènement plein d’émotion et de satisfaction.

L’Association Mauritanienne pour la Défense des Droits Humains (AMDH), a sonné la mobilisation ce 28 juin dernier pour l’accueil de sa présidente, Me Fatimata Mbaye qui revient du pays de l’Oncle Sam où elle venait de recevoir le prix «Héro pour la lutte contre la traite des personnes» pour la défense des  mineurs et pour son engagement militant pour le respect des droits humains. L’émotion était à son comble. Boubacar Ould Messoud de SOS Esclaves, Aminetou Mint Ely de l’Afcf, une délégation des femmes de l’IRA, de Touche pas à ma nationalité (TPMN) ainsi que les représentants des coordinations de l’Amdh de l’intérieur (Boghé, Brakna) ont bravé la chaleur pour aller accueillir cette femme qui a marqué le combat des droits de l’homme et qui s’est distinguée dans ce parcours parsemé d’embuches et d’obstacles.
C’est d’ailleurs cette distinction et le couronnement de ces efforts dans la lutte pour le respect des droits de l’homme qui ont été les résultats à l’origine de ce grand prix. Me Fatimata Mbaye est une femme petite de taille mais dont la conviction, l’engagement militant et le courage de combattant restent hors pair. Plusieurs fois emprisonnée, humiliée, parfois brimée, mais la constance et la détermination dans le combat qu’elle menait, sont sans commune mesure.
Aujourd’hui, l’Amdh, née sur les fonds baptismaux en 1991, peut se satisfaire d’avoir forgé des militants engagés et convaincus dont les efforts dans la lutte pour le respect et la défense des droits humains sont aujourd’hui récompensés après 21 ans de combat acharné dans un pays où parler des droits de l’homme, relevait à l’époque, du suicide. Et ce n’est pas Me Fatimata Mbaye, le Pr Cheikh Saad Bouh Kamara, Boubacar Messoud ou encore Aminetou Mint Ely, Sall Djibril, 1er vice président de l’Amdh, Me Brahim Ebetty … pour ne citer que ceux-là, qui diront le contraire.
Ce prix reçu par Me Fatimata Mbaye, constitue le troisième pour les défenseurs des droits de l’homme, après Boubacar Messoud de SOS Esclave en 2008, Aminetou Mint Ely de l’Afcf en 2009 et aujourd’hui Me Fatimata Mbaye.

Après le prix, l’émotion …

Il fallait être à l’aéroport de Nouakchott  ce 28 juin à 16h pour mesurer l’émotion des militants des droits humains. C’est d’abord les parents les premiers à verser les larmes pour la simple raison de voir leur fille avec une distinction reçue très loin de son pays natal, aux Etats-Unis à l’image de ses prédécesseurs. Les militants de l’Amdh et défenseurs  des droits humains tout court, n’ont pas été en reste. C’était le comble de la satisfaction. Et Me Mbaye n’a pu retenir elle aussi ses larme tellement l’émotion était grande. Interpellée sur cet honneur, elle déclare : «C’est  une reconnaissance pour tout le monde, pour tous les défenseurs des droits de l’homme qui se battent pour l’avènement d’un citoyen libre, indépendant et qui se battent aussi pour l’égalité dans la société et contre toute sorte de traite et d’asservissement de la personne humaine». Pour Me Mbaue, «c’est un pas vers le couronnement des efforts que nous fournissons sur le terrain. C’est aussi une interpellation pour continuer le travail sur le terrain mais également pour passer le relais aux générations futures. Nous avons fait ce que nous avons pu faire et le reste, c’est aux générations futures de poursuivre le combat ». La lauréate du prix « Héros » garde l’espoir pour un avenir meilleur dans le respect des droits humains en Mauritanie. «Nous espérons que cella portera ses fruits et que la Mauritanie va se débarrasser  la tête haute de toute cette pratique négationniste de la personne humaine. Et que nous serons dans une société égalitaire et indépendante » déclare Me Mbaye toute en larmes, sous le coup de l’émotion.

Les défenseurs des droits humains satisfaits …

Les militants des droits humains n’ont pas caché leur satisfaction. Ils étaient nombreux à témoigner le combat qu’a mené Me Mbaye et ses amis. Pour Sall Djibril, 1er vice président de l’Amdh, «Nous ressentons une fierté. Ce prix est un le fruit d’une lutte longtemps menée par notre Association qui a été créée en 1991 et reconnue qu’en 2005 » a-t-il indiqué. «Nous avons lutté et ça c’est le fruit que Me Mbaye et les autres qui l’ont précédé ont lutté et fait pour cette organisation. Nous en sommes très fiers. Moi, je viens de 350km du Brakna, malgré mon âge, pour fêter ce prix parce que c’est important pour l’organisation».
Pour sa part, Boubacar Messoud de SOS Esclave, fervent défenseur des droits de l’homme dira en substance que : « je suis très fier de voir Me Fatimata Mbaye récompenser par ce prix qui est un mérite pour elle et nous l’avons tous mérité aujourd’hui. Nous sommes déjà trois organisations à avoir ce prix : l’Amdh, l’Afcf et SOS Esclaves. C’est un prix qui honore nos organisations et nos réseaux pour la lutte contre la traite des personnes, contre l’esclavage et pour le développement des droits  humains en Mauritanie. C’est un encouragement », a-t-il soutenu.
Même son de cloche chez Aminetou Mint Ely (Afcf) : «C’est une fierté pour nous. Nous avons consacré toute notre vie à lutter pour le respect des droits de l’homme, pour l’égalité des hommes, pour la démocratie. C’est une reconnaissance méritée. C’est une victoire pour nous défenseurs des droits humains». Pour Aminetou, «C’est le trio gagnant au nom des défenseurs des droits humains mauritaniens ». Une façon de rappeler que Boubacar Messoud (SOS Esclaves) a eu son prix en 2008, elle (Aminetou Afcf) en 2009 et Me Fatimata Mbaye aujourd’hui tout en reconnaissant les efforts consacrés pour ce combat. «Nous avons travaillé et mené un combat ensemble couronné par ces prix d’encouragement et ce, malgré tous les problèmes, toutes les difficultés que nous avons traversées ». Elle renchérit : «Me Fatimata Mbaye mérite cet honneur et personnellement, je félicite les militants des droits de l’homme. Car cela montre que quelque soit le temps que cela durera, nos efforts seront récompensés un jour et Fatimata Mbaye a eu ce mérite». Toutefois, Aminetou a déploré la discrimination dont les défenseurs furent victimes. «Nous sommes discriminés, marginalisés et humiliés au niveau national mais à l’extérieur, nous représentons quelque chose et c’est cela qui compte et le résultat est là aujourd’hui. Ce sont des prix que nous avons gagné au nom de la Mauritanie et c’est la Mauritanie qui doit être fière au nom de ses combattants pour l’égalité des hommes».  
Le prix, les «Héros de la lutte contre la traite de la personne», a été attribué par 10 lauréats de différents pays et de différentes disciplines. Parmi les lauréats, il y avait un commissaire de police d’un pays qui s’appelle Aruba dans les Caraïbes, un magistrat de l’Argentine, une ancienne magistrate de la Cour européenne de justice, une ancienne vice commissaire du Haut commissariat des droits de l’homme, une victime de la traite de l’esclavage et de travail forcé du Cambodge qui a retrouvé la liberté il y a de cela 5 mois seulement, un procureur de la République d’Amérique … pour ne citer que ceux-là.
Moulaye
                                            
                                                                       reportage photo










lundi 25 juin 2012

Aziz, Ely et les «nègres de service»

          «Passif humanitaire» :

Dans une récente déclaration faite à une radio privée de la place, l’ancien Chef d’Etat sous la transition, Ely Ould Mohamed Vall, aurait tenu des propos qui tendraient à remettre en cause ce qui s’est passé en 1989, à savoir l’expulsion et la déportation de milliers de Mauritaniens noirs, dont la citoyenneté a été remise en cause du jour au lendemain. Des propos que conteste naturellement l’intéressé qui crie à la manipulation et au complot. Sans préjuger de la sincérité des uns et des autres, force est de constater que l’exploitation qui a été faite de cet «incident» par les proches de Aziz, dégage une odeur de récupération politique et politicienne qui n’a échappé à personne.


          Mais au-delà des relations en dents de scie entre ces deux hommes, deux cousins, deux poids lourds de l’armée, deux Chefs d’Etat, que tout oppose et qui expliquent que l’un et l’autre cherchent à se servir de n’importe quel prétexte pour se neutraliser réciproquement, c’est l’attitude de ceux qui se font appeler pompeusement les «cadres négro-africains» qui suscite l’incrédulité, aussi bien sur la forme que dans le fond. La première question qu’on se pose est de savoir de quel droit et de quel mandat disposent ces individus pour parler au nom d’une communauté qui ne leur a rien demandé ? Et d’ailleurs, comment une initiative dénommée «pour une Mauritanie unie», ose-t-elle revendiquer être le porte étendard d’une seule communauté ? Comme disait quelqu’un, un problème national se traite au niveau national.  Donc en agissant ainsi, les «cadres négro-africains» se contredisent et suggèrent que ce problème ne concerne que les négro-africains.



Stratégie du caméléon



Mais c’est sur le fond que le bas blesse, puisqu’on ne peut pas défendre une chose aujourd’hui et son contraire le lendemain. En effet, la plupart – pour ne pas dire tous - de ceux qui ont participé à cette manipulation, ont toujours été des défenseurs des différents régimes qui se sont succédé. Y compris celui d’Ould Taya, qui était le commanditaire et l’exécutant des actes qu’ils sont aujourd’hui en train de dénoncer. Pourtant, à l’époque, certains d’entre eux avaient pris leur bâton de pèlerin pour tenter de dédouaner un régime qui a tué, expulsé et déporté. Mieux, ils ont voté - ou cautionné - une loi d’amnistie qui était supposée mettre un terme à cette tragédie. Si on est indulgent, on pourrait avancer que cette époque est révolue, que seuls «les imbéciles ne changent jamais» ou encore qu’ils se sont repentis. Mais cet argumentaire ne marche pas dans la mesure où au sein même du régime qu’ils sont en train de soutenir corps et âmes présentement, ils côtoient quotidiennement des personnes soupçonnées d’avoir participé à ces événements, d’une manière ou d’une autre, ou en tout cas citées dans différents rapports et publications. En l’absence d’une commission d’enquête indépendante qui établirait les faits, et dans l’état actuel des informations dont on dispose – c’est-à-dire de simples témoignages des uns et des affirmations des autres -  Ces gens – nouveaux amis des nègres de service puisque leurs intérêts se recoupent – sont aussi entachés, sinon plus que Ely Ould Mohamed Vall, qu’on cherche à vouer aux gémonies.


Marionnettes opportunistes


         Pourquoi les «cadres négro-africains» attendent-ils toujours que ceux qui les manipulent agitent leurs baguettes pour qu’ils réagissent ? Pourquoi n’exigent-ils pas que la lumière soit faite une bonne fois pour toute ? Certes le Président Aziz a fait des choses dans ce dossier ; certes il y a eu des évolutions positives ; mais on a toujours l’impression que le traitement de ce problème reste sélectif et qu’on continue de l’instrumentaliser. Du côté du pouvoir certes, mais aussi du côté des victimes ou de leurs ayants droits. C’est pourquoi des Mouvements comme «Touche Pas à Ma Nationalité» - au-delà de ce qu’on peut lui reprocher - a refusé de participer à cette manifestation qu’il considère comme une plaisanterie politique visant à jouer sur la fibre sensible des ethnies mauritaniennes et qui n’est dans l’intérêt d’aucun mauritanien sain d’esprit. TPMN a indiqué qu’il ne sera pas un instrument entre les mains des nègres au service du pouvoir, aveuglés par leurs intérêts personnels plutôt que les intérêts du pays. Ibrahima Moctar Sarr et Kane Hamidou Baba n’ont pas également voulu prendre part à cette activité.

Ce qu’il est convenu d’appeler le «passif humanitaire» est en train malheureusement de devenir le nouveau fond de commerce des nègres de service qui sont dans une perpétuelle recherche de créneaux qui leur permettent, quoi qu’il advienne et quel que soit le régime, de rester aux avant-postes et de s’autoproclamer porte-paroles d’une communauté qu’ils contribuent à humilier.


Eveil-hebdo

vendredi 22 juin 2012

Les réseaux sociaux au service des journalistes culturels


            
 L’Institut français de Mauritanie a accueilli du 17 au 21 juin 2012 un atelier de formation sur le thème « Journalistes culturels, web et réseaux sociaux » pour accompagner les jeunes professionnels mauritaniens.
Une dizaine de journalistes mauritaniens (travaillant pour Cridem, L’Authentique, Mauritanies1, éveil hebdo ou encore AlAkhbar) ont assisté à cet atelier qui s’inscrit dans le cadre de la cinquième édition du festival Assalamalekoum organisé du 21 au 29 juin 2012 à Nouakchott.
L’objectif de cet atelier était d’apporter à ces professionnels de l’information de nouvelles compétences et un certain nombre de techniques pour mieux se servir des outils comme Twitter, Facebook et YouTube.  Il s’agit bien entendu d’accompagner les pratiques d’une manière professionnelle afin d’améliorer la couverture des évènements sur lesquels les journalistes peuvent travailler.
« J’ai proposé ce projet de formation à l’Institut français de Mauritanie parce que j’estime que les journalistes avaient beaucoup contribué aux quatre dernières éditions d’Assalamalekoum, et j’ai pensé également que c’était le moment pour le festival de faire quelque chose d’assez innovant en formant les journalistes sur l’utilisation des réseaux sociaux », a déclaré Kane Limam, dit Monza, fondateur du festival Assalamalekoum international.
Cet atelier a été orchestré par Julien Le Bot, journaliste français, spécialiste des réseaux sociaux. Titulaire d’une maitrise de philosophie de l’Université de La Sorbonne (Paris IV) et d’un Master 2 de journalisme de l’Université Panthéon Assas (Paris II), ce dernier a auparavant travaillé dans plusieurs médias français tels que France 24, ou La Croix. Il a d’ailleurs fondé, en 2011, sa propre entreprise développant une plateforme web destinée à valoriser l'information dite « hyperlocale » répondant au nom de Yakwala tout en assurant des formations à l’étranger.
Le spécialiste français a d’ailleurs souligné au cours de cet atelier l’importance des médias sociaux dans le journalisme et son « évolution », avec leurs mérites mais aussi leurs limites. Julien Le Bot a insisté sur l'importance de ses outils pour le journalisme professionnel, y compris culturel. «Ils pourront beaucoup vous apporter en termes de collecte de renseignements, recherche de sources, et suivi de l’information», a-t-il indiqué.
Plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction pour leur participation à cet atelier. A l’exemple de notre confrère d’AlAkhbar Mohamed Diop : « la formation a été satisfaisante d’une manière générale, on a pu apprendre comment utiliser les réseaux sociaux notamment Facebook et Twitter, mais ça a aussi été l’occasion pour nous de renforcer nos compétences sur les techniques d’interview. Néanmoins l’horaire de la formation n’était pas adaptée à l’agenda de certains journalistes », a-t-il dit. Lors de la clôture, les journalistes ont exprimé leur satisfaction d’avoir pu acquérir savoir-faire et compétences en matière d’utilisation des réseaux sociaux au cours de cet atelier.

Ces sessions pratiques sur la l’utilisation des réseaux sociaux ont par ailleurs permis d’aborder les questions de sélection des sujets, de repérage des phrases essentielles, de collecte et tri des données. Le formateur français a aussi insisté sur l’importance de produire des reportages clairs, de porter attention au matériau iconographique et de savoir présenter de manière attractive articles et rubriques aux médias intéressés. Enfin, un exercice pratique a bouclé la session et les participants ont produit chacun au moins un article sur le festival Assalamalekoum. 




                                               

mardi 19 juin 2012

1er festival « Nous les femmes » :

Pour susciter une prise de conscience généralisée

                                                  
Le premier festival dénommé « Nous les femmes » a ouvert ses portes ce jeudi 14 juin dernier à Nouakchott. Organisé par la fondation Thiédel Mbaye sous le haut patronage du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, ce festival s’est déroulé du 14 au 16 juin dans le populeux quartier de Sebkha. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mr. Mohamed Adnan, directeur de la culture en présence du 3èmevice président de la CUN Mme Hawa Adama Diallo et de Mme Raaby Haidara Maire de la commune de Sebkha.

La fondation Thiédel Mbaye a organisé du 14 au 16 juin la première édition du festival « Nous les femmes »dans la commune de Sebkha. Ce festival a été initié pour « susciter une prise de conscience généralisée par rapport à la condition de la femme et des enfants » a indiqué la diva Thiédel Mbaye. En outre, précise-t-elle, ce festival a pour objectif de proposer des solutions à l’insertion des femmes et des enfants en difficultés, soutien la présidente de la Fondation pour qui, cette occasion sera mise à profit pour valoriser le rôle de la femme dans le développement du pays. Pour ce faire, la fondation Thiédel Mbaye créera un atelier de couture au profit de 10 femmes et un centre d’accueil pour des enfants en difficulté qui seront pris en charge totalement. « C’est la musique que nous mettrons au service de l’humanitaire » a-t-elle soutenu. Pour la célèbre cantatrice,« respecter les enfants et leurs droits, c’est s’engager à construire une société plus ouverte et harmonieuse ».

Pour sa part, la 3ème vice présidente de la Communauté Urbaine de Nouakchott, Mme Hawa Adama Diallo, a indiqué dans son intervention que la fondation « Fayande Almoudou » œuvre de manière à « traduire dans les faits la politique communautaire des élus locaux et les exigences manifestées dans les différents textes régionaux et internationaux auxquels la Mauritanie a adhéré en matière de protection de l’enfant et de la famille ». Elle a appelé à cette occasion la société civile à « s’engager davantage pour promouvoir les droits des femmes et des enfants pour une meilleure cohésion sociale dans notre capitale ». Elle a toutefois reconnu l’ampleur du phénomène des enfants de la rue. Et par conséquent, elle a exprimé la solidarité de la Communauté urbaine par rapport aux enfants. Malgré les efforts déployés pour soutenir les enfants de la rue, « il reste beaucoup à faire » reconnaît-elle avant de déclarer que : « nous serons en phase avec les partenaires pour subvenir aux besoins des enfants ».

De son côté, le directeur de la Culture, Mohamed Adnan, s’est dit honoré d’ouvrir le premier festival « Nous les Femmes » «riche en couleurs et de sens ». Car, c’est rare de vivre ce genre d’évènement où «les aspects culturels sont mis au service de l’humanitaire ». Il a salué l’engagement de Thiédel Mbaye qui est l’une des « rares femmes à valoriser notre culture » a-t-il dit. Il dira en substance que son département ne ménagera aucun effort pour soutenir «les femmes qui représentent plus de 52% de la population mauritanienne». Il s’est engagé en outre à soutenir les artistes, notamment femmes qui œuvrent pour la promotion de la culture.

Après les échanges de discours, il y a eu une visite guidée des 6 stands érigés par les femmes pour la circonstance.

Autres activités organisées, des conférences débats sur les violences faites aux femmes, sur les droits des enfants et des spectacles de chants et danses traditionnelles ainsi que Femmes en scène. Les femmes ont également exposé et sensibilisé en permanence sur leurs œuvres et leurs conditions de vie.

Le festival a offert un repas populaire« Fayande Almoudou », le 16 juin à l’occasion de la célébration de la journée internationale de l’enfant africain. Un spectacle a clôturé le premier festival de la Fondation Thiédel Mbaye.

Moulaye

                                                                    Réportage Photo





















jeudi 14 juin 2012

JE T'AIMAIS, JE T'AIME ET JE T'AIMERAI

Mon enfant, nue sur les galets,
Le vent dans tes cheveux défaits,
Comme un printemps sur mon trajet,
Un diamant tombé d'un coffret.

Seule la lumière pourrait
Défaire nos repères secrets
Où mes doigts pris sur tes poignets,
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai...

Quoi que tu fasses, l'amour est partout ou tu regardes
Dans les moindres recoins de l'espace,
Dans le moindre rêve ou tu t'attardes
L'amour, comme s'il en pleuvait,
Nu sur les galets...

Le ciel prétend qu'il te connaît
Il est si beau c'est sûrement vrai.
Lui qui s'approche jamais -
Je l'ai vu pris dans tes filets.

Le monde a tellement de regrets
Tellement de choses qu'on promet.
Une seule pour laquelle je suis fait
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai...

Quoi que tu fasses, l'amour est partout ou tu regardes,
Dans les moindres recoins de l'espace,
Dans le moindre rêve ou tu t'attardes.
L'amour, comme s'il en pleuvait,
Nu sur les galets...

On s'envolera du même quai
Dans les yeux, les mêmes reflets,
Pour cette vie et celle d'après
Tu seras mon unique projet.

Je m'en irai poser tes portraits
A tous les plafonds de tous les palais,
Sur tous les murs que je trouverai
Et juste en-dessous j'écrirai

Que seule la lumière pourrait...

Et mes doigts pris sur tes poignets,
Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai...




Francis Cabrel

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